Monday, January 09, 2006

Quai N° 3

J'ai passé mes doigts sur ma peau sèche
et sur mes lourdes paupières.
Mon regard fixe caressa un instant l’horloge envoûtante
Suspendue au-dessus du coucher du soleil.

Rêves avalés et espoirs palpitants,
maudissant,
avant l’heure,
leur lentes métamorphoses à venir.

Seule, je restais plantée là, debout,
Sur l’asphalte granuleux,
Tout près de la ligne jaune
De la vie

A attendre le prochain train.


Anna Piutti

Traduit en français par Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 9 janvier 2006

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